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Traditionnel moment fort de la parade militaire du 14 juillet, le défilé aérien de cette édition 2018 n’a pas dérogé à la règle.

Les «tableaux » imaginés par l’Etat Major ont été parfaitement exécutés au dessus des Champs-Elysées dans le timing établi pour la plus grande satisfaction des nombreux spectateurs.

Mais pour arriver à ce résultat, il a fallu bien évidemment répéter !


BA279 Châteaudun, 26 juin

Après que tous les «tableaux » aient été couchés sur une feuille puis validés par la hiérarchie, ce fut au tour des opérationnels de mettre ceci en « musique ».

Traditionnellement ce sont les équipages les plus expérimentés où les plus méritants qui participent à ce défilé. Survoler Paris le 14 juillet est un moment marquant d’une carrière militaire, même pour des personnels navigants rompus aux Opex.

Aussi, après que les participants aient été désignés, il était temps de réaliser une première répétition. Celle-ci eut lieu au-dessus de la base aérienne de Châteaudun. La piste de cette BA présente en effet une orientation peu ou prou identique à celle de l’avenue des Champs-Elysées et une longueur standard OTAN de 2400 m. Enfin son espace aérien est assez peu encombré.

Au petit matin tout un aréopage d’officiers prit place en seuil de piste 28, chacun d’eux avec son œil expert venant contrôler la bonne réalisation du défilé. Des caméras étaient aussi installées pour filmer l’ensemble de l’événement et permettre de le revoir autant que nécessaire. A l’issue de la répétition, les leaders de chaque bloc se posèrent sur la BA279 pour débriefer le vol et voir les points à améliorer, voire à corriger. Dans le même temps tous les équipiers reprirent directement le cap pour rentrer sur leurs bases respectives. En revanche ce fut un peu différent pour les hélicoptères, en effet tout le dispositif se posa à Châteaudun, l’autonomie plus réduite des voilures tournantes n’étant pas étrangère à cette situation.

Lors de cette répétition il fut possible d’admirer un A330MRTT (Phénix dans l’Armée de l’Air). Encore dans son fini primer, cette machine en tête du tableau «  Projection de puissance : opération Barkhane, 75 ans 3e escadre de chasse  » représentait le futur proche des forces.

Des appareils étrangers prenaient part à la fête, comme cet A400M allemand ou ce M346 singapourien, chacun d’eux célébrant une coopération réussie.

Paris, 11 juillet

L’étape suivante, fut de réaliser une répétition générale au dessus de Paris. Celle-ci se déroula sous une vilaine météo alors que ce mois de juillet caniculaire fut marqué par un grand bleu persistant... Pour l’occasion les dispositifs étaient allégés, souvent seuls défilaient les leaders des patrouilles. Ceux-ci se focalisaient sur l’emplacement des hippodromes d’attente et le respect du timing très précis. Chaque bloc n’étant espacé du précédent que de 6 km seulement ceci ne représentait qu'une grosse trentaine de secondes entre chaque dispositif.

En cette occasion, c’est un Phénix aux pleines couleurs de l’Armée de l’Air qui survola la « plus belle avenue du monde ». Son camouflage prouvant son efficacité sous cette solide couche soudée.

Moment toujours impressionnant que le bruit sourd des réacteurs résonnant puissamment au milieu des bâtiments parisiens.


BA105 Evreux, 14 juillet

Enfin ce fut le grand jour. Comme il est bien établi maintenant depuis de nombreuses années, tous les chasseurs vinrent se prépositionner la veille du défilé sur la grande base aérienne d'Evreux.

Au petit matin du 14 juillet, tout était calme, une quarantaine de machines alignées comme à la parade sur le taxiway parallèle à la longue piste. Pendant que tous les équipages, au sein d'un hangar de la BA105, participaient au grand briefing général, les mécanos arrivèrent progressivement  pour préparer les avions avant que les cochers n'en prennent possession. Jour un peu particulier pour un vieux guerrier, en effet cette édition marqua la dernière participation du Mirage 2000N qui prenait définitivement sa retraite le 30 août suivant. Enfin vers 9 h 15 les premiers réacteurs furent lancés, puis rapidement la base normande ne devint plus qu'un énorme bruit généré par des dizaines de chasseurs prêts à s'élancer. Enfin un peu après 9 h 30, les décollages commencèrent à s'enchaîner rapidement. Au loin des tankers et autres AWACS qui attendaient que les avions de combat les rejoignent. Puis au top, tout le monde prit la direction de l'Ile de France pour se mettre dans les circuits d'attente.

Le bruit ne cessa pas pour autant à Evreux, en effet les spares attendaient moteurs tournants, prêts à prendre la place d'une machine rencontrant un éventuel problème technique. Une fois le défilé lancé, les remplaçants décollèrent à leur tour pour prendre la direction de leur base respective.


Enfin ce 14 juillet 2018 s'acheva par un dernier événement, à savoir le retour aux Invalides d'hélicoptères des trois armes pour le plus grand bonheur des parisiens.