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Héritier des anciens EMS et autres PCAT, le SIGEM (Séminaire Interarmées des Grandes Ecoles Militaire) pour cette édition 2018, une journée dédiée à la présentation des moyens et des capacités aériennes des forces armées se tenait sur la BA123 d'Orléans-Bricy.


Le SIGEM 2018

Ce séminaire visait «à donner aux futurs cadres des armées, directions et services, une première expérience de brassage interarmées, à leur permettre d’aiguiser leur réflexion sur le sens de leur engagement et à leur permettre également d’acquérir un embryon de culture commune sur l’outil de défense, sur les responsabilités de commandement, sur l’environnement complexe dans lequel ils évolueront  ».

La France possède en effet onze grandes écoles militaires. Si Polytechnique, Saint-Cyr ou l'Ecole Navale sont extrêmement connues, d'autres le sont bien moins comme l'Ecole de santé des armées, ou bien l'Ecole des commissaires des armées.

Enfin si pour les élèves de l'Ecole de l'Air la présentation des moyens aériens des armées à Orléans ne présentait pas de surprise il n'en allait sûrement pas de même pour les élèves de l'Ecole nationale de la sécurité et l’administration de la mer  !

Quelques moyens aériens

Si les éditions des années 1990 et début 2000 sont maintenant devenues légendaires de par la quantité d'aéronefs présents et par le dynamisme des présentations, dans le nouveau format du SIGEM, cette édition 2018 présentait malgré tout quelques matériels bien intéressants.

Tout d'abord à l'ouest du parking se trouvait un système complet SAMP/T avec tous les véhicules nécessaires à sa mise en œuvre. Ensuite se trouvait deux Rafale de l'Armée de l'Air. Tout d'abord un B de l'EC 1/4 Lafayette, qui rappelait discrètement sa mission de dissuasion nucléaire avec un modèle à échelle réduite du missile ASMP-A. L'autre Rafale était un C du RC 2/30 Normandie Niemen dans une configuration plutôt rare, en effet il était équipé d'un pod de Reco NG. Le fait que son pilote soit un «  chasseur intelligent  » ancien du Mirage F1CR n'était qu'un pur hasard. En effet l'automatisation et les qualités de ce pod de reconnaissance ne nécessitent plus qu'il soit mis en œuvre par des équipages spécialisés. Au milieu de ces deux pointus, se trouvaient deux frêles Epsilon et Grob 120F en provenance de Cognac, deux machines pour qui la carrière devrait prochainement s'achever avec l'arrivée prochaine des premiers PC21 à l'automne 2018. Enfin à l'est du parking se trouvait un Mirage 2000D de l'EC 3/3 Ardennes dans une configuration très guerrière avec son pod de désignation et sa GBU en point central. Enfin la BA123 avait placé sur le parking son plus bel Hercules, celui portant la décoration marquant ses 30 ans de service au sein de l'Armée de l'Air.


L'Atlas domine tout

Mais le stand qui recevait le plus d’attention était surement celui de l’A400M, et pas uniquement à cause de sa soute généreuse qui permettait de s’abriter du vent glacial balayant la dalle ! non, comme le Rafale avant lui - il y a maintenant une bonne dizaine d’années - cet énorme avion de transport symbolise actuellement la nouveauté et le futur de l’Armée de l’Air. Un rapide coup d’œil sur les nouveaux bâtiments et parkings de la BA123 sur lesquels étaient parqués une demi-douzaine d’Atlas, montrait bien que la révolution du transport militaire français n’est pas qu’une simple vue de l’esprit, elle est en marche.

Même si les problèmes de jeunesse du gros quadrimoteur d’Airbus sont une réalité qui ne peut être occultée, les opérationnels semblent bien apprécier ce nouvel avion. Il est à noter que dorénavant il y a plus de navigants ab initio sur A400M que d’anciens du Transall ou du Hercules. En effet il a été remarqué que les anciens se bridaient un peu dans l'utilisation de l’Atlas du fait de leur expérience passée sur C160 ou C-130, alors que les plus jeunes ont vite assimilé la « philosophie » de l’Atlas et explorent plus loin le « champ des possibles ». Comme un symbole, la seule démonstration aérienne du SIGEM fut assurée par un A400M, celui-ci proposa une belle démonstration tactique sous les acclamations (un brin partiales) des élèves de l’Ecole de l’Air.

Ultime preuve de l’accélération de ce dossier A400M, en fin de journée le 14ème Atlas destiné à l’Armée de l’Air (F-RBAN /  0073) se posa sur la base de Bricy et vint se parquer face au hangar du Touraine, non sans avoir reçu le traditionnel « water salute » de la part des pompiers de la base.

Objectif atteint

Même si ce type de séminaire n’est plus la démonstration de force qu’il fut parfois par le passé, force fut de constater que le SIGEM 2018 a atteint son objectif. Le vif intérêt que portaient les nombreux étudiants sur les différents stands, et les échanges riches qu’ils avaient avec les personnels mettant en œuvre ces moyens aériens, montraient que ce genre de présentation avait encore toute sa place lors de ce brassage interarmées.


Merci à la cellule communication de la BA123 pour sa  disponibilité et son aide précieuse durant cette journée