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Traditionnel moment fort de la parade du 14 juillet, le défilé aérien - une nouvelle fois - n’a pas dérogé à la règle.

Ce défilé 2019 suivait un thème, celui «  d’agir ensemble », une sémantique bien neutre pour parler d’Europe et de défense mais en évitant les débats longs et souvent stériles liés à l’utilisation des termes polémiques de « défense européenne » ou «  d’Europe de la défense".

Toujours est-il que ce thème faisait la part belle aux armées européennes, en effet les 10 nations de l’Initiative Européenne d’Intervention (IEI) participaient à cet évènement. Certains foulaient le pavé parisien de l’Avenue des Champs Elysées quand d’autres le faisaient à 1000 pieds et plusieurs centaines de nœuds en défilant au-dessus de la « plus belle avenue du monde ».

Le 14 juillet des centaines de milliers de regards (plus ou moins experts) sont braqués sur ce défilé, ainsi celui-ci ne peut souffrir d’aucune approximation, et donc il est nécessaire de le répéter ! C’est tout d’abord fin juin au-dessus de la BA279 de Chateaudun que se tint la première répétition, puis à trois jours du jour J une ultime répétition eu lieu au-dessus de Paris.


11 juillet, sur la BA110 de Creil avec l’ALAT

En cette belle journée de juillet, la BA110 de Creil bruisse d’une activité aérienne intense qu’elle n’avait plus connue depuis longtemps. En effet c’est sur plate-forme située à une cinquantaine de kilomètres au Nord de Paris que tout le dispositif de l’ALAT est stationné auquel se sont joints les participants étrangers allemands, anglais et espagnols. Au total 25 machines doivent décoller de cette base pour participer à sept des onze tableaux présentés par les hélicoptères. Pour cette répétition nous serons en queue de peloton dans le tableau CFIA du module formation. Le CFIA ou Centre de formation interarmées NH90 Caïman est « représenté par différentes nations ayant opté pour cet appareil de nouvelle génération. Il se caractérise par un concept de formation novateur consistant à associer sur un même site la formation des équipages et des mécaniciens de l’armée de Terre et de la Marine nationale ». Nous serons leader d’une formation de trois Caïman, un français sur notre droite, un espagnol sur notre gauche. L'ensemble des hélicoptères est leadé par le patron du dispositif qui se trouve dans une Gazelle en tête de défilé avec quatre Tigre.

Après la mise en route, chaque appareil saute le grillage qui délimite le parking et se pose sur la piste de Creil pour se placer dans l'ordre qu'il devra respecter lors du défilé. Au top, les voilures tournantes décollent, pour rejoindre leur hippodrome d'attente. Le sens du défilé suit schématiquement un axe Ouest-Est, aussi le circuit d'attente des hélicoptères se trouve au Nord de cet axe. Pendant une heure nous orbitons au dessus d'une boucle qui passe par Cergy, Achère et Sartrouville, nous voyons au loin les chasseurs et transporteurs qui orbitent sur des hippodromes plus au Sud. Enfin nous prenons la direction de Paris, en arrivant par le quartier d'affaires de la Défense. La vue de Paris à 1000 pieds est saisissante, la capitale se dévoile sous son plus beau jour.

Pour les équipages en revanche l'heure n'est pas à la contemplation, il faut s'assurer du parfait respect des horaires, et gérer au mieux les nombreuses contraintes aéronautiques liées au survol de cette partie de l'Ile de France.

Le défilé achevé, notre Caïman «  Joker 61  » prend un cap Nord en passant au-dessus de Saint-Mandé, le retour sur Creil s'effectuant en formation plus lâche en évitant malgré tout les aéroports du Bourget et de Roissy.

A peine posés, pendant que les mécaniciens s'affairent déjà autour des machines, les équipages rejoignent un hangar dédié dans lequel ils débriefent cette répétition. L'ambiance légère et les mines réjouies trahissent la satisfaction de la mission accomplie.

BA105 Evreux

Plus à l'Ouest, c'est sur la base aérienne d'Evreux qu'une partie des avions participants au défilé se regroupe. Mais cette année, contrairement aux années précédentes, le parking semble bien vide. En effet, pour cette édition, les Rafale de la 4e Escadre décollent directement de leur base, tout comme les Alphajet de Tours, quand les TB30 et les PC-21 optent pour un départ depuis Villacoublay. En revanche comme à Creil, la base d'Evreux abrite une forte présence étrangère. Ainsi sont présents des Typhoon anglais, des Tornado allemands, des Eurofighter espagnols et enfin des F-16 belges. La présence française étant celle des Rafale de Mont de Marsan, et des Mirage 2000 de Luxeuil, Orange et Nancy.


Au final un défilé aérien assez classique, si ce n'est la forte présence étrangère, toujours  parfaitement exécuté.