À l'issue de deux quinquennats, Emmanuel Macron vivait, en 2026, son dixième et dernier défilé militaire du 14 Juillet. Volonté de marquer cet événement ou simple télescopage avec une actualité internationale troublée, marquée par des réarmements massifs un peu partout sur la planète, toujours est-il que cette édition fut remarquable par son ampleur. Le président de la République voulut que ce défilé marque les esprits, aussi bien ceux des Français que ceux des « compétiteurs » de la France.
Plusieurs thèmes
Le défilé du 14 Juillet 2026 était placé sous le thème du « Réveil stratégique de l'Europe ». Ce thème mettait en avant le renforcement de la coopération européenne en matière de défense, l'engagement des armées françaises auprès de leurs alliés et la capacité des forces aériennes à agir dans un cadre interarmées et multinational. Pour le volet aérien de ce défilé, force est de reconnaître que le nombre d'appareils était remarquable, avec pas moins de 98 aéronefs prenant part à cet événement.
Dans le détail, sept tableaux se succédèrent :
La Patrouille de France ouvrit le défilé avec deux Mirage 2000B à bord desquels avaient pris place deux pilotes de chasse ukrainiens. Ce choix visait à rappeler l'engagement de la France auprès de l'Ukraine dans le conflit qui l'oppose à la Russie.
La dissuasion nucléaire, avec la présentation des moyens mis en œuvre par les Forces aériennes stratégiques, l'une des deux grandes composantes de la dissuasion française avec les Forces océaniques stratégiques.
La supériorité aérienne et la défense de l'espace aérien, avec des Mirage 2000, des Rafale et un AWACS.
La projection de puissance, mettant à l'honneur le transport aérien militaire.
La coopération européenne et alliée, tableau pour lequel plusieurs pays de l'OTAN se joignirent au défilé.
Le renseignement, la surveillance et l'appui, avec des moyens allant de l'ASLR (Avion léger de surveillance et de renseignement) aux pods spécialisés emportés sous les chasseurs.
L'aéronautique navale et les capacités interarmées. Pour l'occasion, l'aéronautique navale, qui célébrait également les 400 ans de la Marine nationale, fit évoluer en formation douze Rafale M.
Dans le détail, sept tableaux se succédèrent :
La Patrouille de France ouvrit le défilé avec deux Mirage 2000B à bord desquels avaient pris place deux pilotes de chasse ukrainiens. Ce choix visait à rappeler l'engagement de la France auprès de l'Ukraine dans le conflit qui l'oppose à la Russie.
La dissuasion nucléaire, avec la présentation des moyens mis en œuvre par les Forces aériennes stratégiques, l'une des deux grandes composantes de la dissuasion française avec les Forces océaniques stratégiques.
La supériorité aérienne et la défense de l'espace aérien, avec des Mirage 2000, des Rafale et un AWACS.
La projection de puissance, mettant à l'honneur le transport aérien militaire.
La coopération européenne et alliée, tableau pour lequel plusieurs pays de l'OTAN se joignirent au défilé.
Le renseignement, la surveillance et l'appui, avec des moyens allant de l'ASLR (Avion léger de surveillance et de renseignement) aux pods spécialisés emportés sous les chasseurs.
L'aéronautique navale et les capacités interarmées. Pour l'occasion, l'aéronautique navale, qui célébrait également les 400 ans de la Marine nationale, fit évoluer en formation douze Rafale M.
Show of force à Évreux
Tôt le matin, en cette nouvelle journée caniculaire, la vision du taxiway de la BA 105 d'Évreux est saisissante. Sur près d'un kilomètre et demi de bande bétonnée, des dizaines de chasseurs sont soigneusement alignés, attendant de faire rugir leurs moteurs au-dessus de la capitale.
Tout d'abord, c'est la Patrouille de France, au grand complet avec ses deux spares, qui s'éveille sous les premiers rayons déjà brûlants du soleil. À peine rentrés de leur long périple américain, les gracieux Alphajet sont encore équipés de leurs rares bidons externes. Pour une raison inexpliquée, les petits biréacteurs portent uniquement sur le côté gauche de leur dérive une décoration « américanisée ». À l'arrière gauche du fuselage, le nom d'un personnage célèbre rappelle l'histoire américaine, de Robin Olds à Chuck Yeager, en passant par Joséphine Baker ou encore le marquis de Lafayette.
En descendant le taxiway, les choses deviennent plus sérieuses, avec pas moins d'une trentaine de Rafale, une quinzaine de Mirage 2000D, trois Mirage 2000B ainsi que cinq Mirage 2000-5F. La coopération européenne étant mise à l'honneur, la base normande accueille également deux Rafale grecs en provenance de Tanagra, dans la banlieue d'Athènes, deux Hornet espagnols, dont l'un arbore une superbe décoration spéciale sur ses dérives, et enfin une paire de F-16 polonais, dont un monoplace revêtu d'une élégante livrée commémorative.
Au-delà du nombre très conséquent d'avions de combat, ce qui rend cette édition remarquable, c'est que la quasi-totalité des chasseurs français sont équipés d'armements. Petite coquetterie : l'Armée de l'Air et de l'Espace a souhaité présenter une grande variété de configurations. Ainsi, à l'exception de l'ASMP-A, presque tous les types d'emports sont représentés. Les Rafale font étalage de MICA et de Meteor, d'AASM dans différentes versions, mais aussi de missiles SCALP ou encore de nacelles de reconnaissance. Les Mirage 2000D, quant à eux, sont équipés de pods canon, de GBU, de missiles SCALP ou encore des rares pods ASTAC, une nacelle dédiée aux missions SIGINT et initialement emportée par les Mirage F1CR.
Enfin, un peu après 9 heures, une fois que les maîtres des lieux — quatre Casa 235 et quatre Hercules — se sont envolés, le long ballet des décollages s'enchaîne durant près d'une heure. Les configurations les plus lourdes rendent les décollages de certains chasseurs un peu moins vifs. À noter toutefois un Mirage 2000D qui s'offre une petite fantaisie : un tonneau en pleine montée, avec un badin pour le moins asthmatique...
Une fois tous ces pointus partis, il est temps de se regrouper sur les nombreux MRTT qui orbitent autour de la base avant de mettre le cap sur Paris.
Tout d'abord, c'est la Patrouille de France, au grand complet avec ses deux spares, qui s'éveille sous les premiers rayons déjà brûlants du soleil. À peine rentrés de leur long périple américain, les gracieux Alphajet sont encore équipés de leurs rares bidons externes. Pour une raison inexpliquée, les petits biréacteurs portent uniquement sur le côté gauche de leur dérive une décoration « américanisée ». À l'arrière gauche du fuselage, le nom d'un personnage célèbre rappelle l'histoire américaine, de Robin Olds à Chuck Yeager, en passant par Joséphine Baker ou encore le marquis de Lafayette.
En descendant le taxiway, les choses deviennent plus sérieuses, avec pas moins d'une trentaine de Rafale, une quinzaine de Mirage 2000D, trois Mirage 2000B ainsi que cinq Mirage 2000-5F. La coopération européenne étant mise à l'honneur, la base normande accueille également deux Rafale grecs en provenance de Tanagra, dans la banlieue d'Athènes, deux Hornet espagnols, dont l'un arbore une superbe décoration spéciale sur ses dérives, et enfin une paire de F-16 polonais, dont un monoplace revêtu d'une élégante livrée commémorative.
Au-delà du nombre très conséquent d'avions de combat, ce qui rend cette édition remarquable, c'est que la quasi-totalité des chasseurs français sont équipés d'armements. Petite coquetterie : l'Armée de l'Air et de l'Espace a souhaité présenter une grande variété de configurations. Ainsi, à l'exception de l'ASMP-A, presque tous les types d'emports sont représentés. Les Rafale font étalage de MICA et de Meteor, d'AASM dans différentes versions, mais aussi de missiles SCALP ou encore de nacelles de reconnaissance. Les Mirage 2000D, quant à eux, sont équipés de pods canon, de GBU, de missiles SCALP ou encore des rares pods ASTAC, une nacelle dédiée aux missions SIGINT et initialement emportée par les Mirage F1CR.
Enfin, un peu après 9 heures, une fois que les maîtres des lieux — quatre Casa 235 et quatre Hercules — se sont envolés, le long ballet des décollages s'enchaîne durant près d'une heure. Les configurations les plus lourdes rendent les décollages de certains chasseurs un peu moins vifs. À noter toutefois un Mirage 2000D qui s'offre une petite fantaisie : un tonneau en pleine montée, avec un badin pour le moins asthmatique...
Une fois tous ces pointus partis, il est temps de se regrouper sur les nombreux MRTT qui orbitent autour de la base avant de mettre le cap sur Paris.
Message passé
Nul doute que ce défilé militaire, au format complètement inhabituel, a fait parler de lui. Le nombre de vidéos et de photos relayées sur les réseaux sociaux en est la preuve, avec des images toutes plus spectaculaires les unes que les autres du survol de la capitale.
Mais, bien évidemment, au-delà de l'aspect purement esthétique, c'est avant tout une démonstration de puissance militaire qui était adressée à tous ceux qui doutent encore de la force française.
Mais, bien évidemment, au-delà de l'aspect purement esthétique, c'est avant tout une démonstration de puissance militaire qui était adressée à tous ceux qui doutent encore de la force française.
F-16C Fighting Falcon / 4050
C-130J Hercules / 5890 / 61-PR
Rafale C / 135 / 5-GN
Rafale C / 155 / 5-VH
Mirage 2000D / 648 / 3-XT
Alphajet E / E81
Mirage 2000B / 530 / 3-OL
Rafale B / 325 / 4-HX
Rafale EG / 451
Alphajet E / E165
Rafale B / 362 / 30-SK
F-16D Fighting Falcon / 4080
EF-18A+ Hornet / C.15-43 / 15-43
Rafale B / 349 / 4-FP
Mirage 2000D / 668 / 3-IG
Mirage 2000-5F / 38 / 2-EI
Mirage 2000D / 639 / 3-JJ
Rafale B / 349 / 4-FP
Rafale C / 153 / 5-VF
Mirage 2000-5F / 40 / 2-EX
Rafale C / 158 / 5-VK
Atlas C.1 / ZM409
Mirage 2000D / 626 / 3-IC
E-3F / 201 / 36-CA