Créé en 1999, Frisian Flag s'est imposé au fil des années comme un des derniers grands exercices aérien de dimension internationale, au même titre que Red Flag aux États-Unis, ou bien encore Anatolian Eagle en Turquie. Avec la contraction permanente des budgets de la défense et son corollaire de diminution des forces, peu de pays organisent encore des exercices d'une telle ampleur. L'avantage du Frisian Flag est que sa situation géographique aux Pays-Bas le rend facilement accessible pour un grand nombre de pays européens, et ainsi offre des coûts de déploiements maîtrisés. D'autre part les zones réservées pour l'exercice (Bravo, Charlie, Delta et Echo) sont au dessus de la mer du Nord. Outre le fait qu'elles autorisent une grande liberté de manœuvre, elles minimisent surtout les temps de transit au départ de Leeuwarden et donc offrent une playtime plus grande. La zone Delta inclus même cette base de la Frise et s'étend de Texel à Borkum. Aussi il n'est pas rare par beau temps, de voir les avions s'enrouler dans des dogfights épiques à la verticale de la base aérienne, et de voir des « smockey SAM » partir de l'intérieur de la base pour simuler les menaces sol-air.
Sous l'autorité du 323 TACTES Squadron (Tactical Training Evaluation and Standardization), l’unité qui est en charge de déterminer toutes les doctrines d’emploi des F-16 au sein de la Koninklijke Luchtmacht, l'exercice a pour objectif principal de former les équipages à participer à de larges missions offensives en faisant face à tout un tas de menaces dont les plus emblématiques « Red Air ».
En terme de participants certaines éditions furent plus marquantes que d'autres. Ainsi celle de 1999 vit le déploiement de dix appareils de l'US Navy (F-14, F/A-18 , EA-6B) en provenance de l'USS John F Kennedy ! L'édition 2002 fut marquée par la présence de Saab 37 suédois. Enfin l'exercice 2010 dut être rapidement annulé, après que le volcan islandais Eyjafjallajökull, par la grâce d'un vent capricieux, ait dispersé au quatre coins de l'Europe ses cendres qui interdirent toute activité aérienne.
Sous l'autorité du 323 TACTES Squadron (Tactical Training Evaluation and Standardization), l’unité qui est en charge de déterminer toutes les doctrines d’emploi des F-16 au sein de la Koninklijke Luchtmacht, l'exercice a pour objectif principal de former les équipages à participer à de larges missions offensives en faisant face à tout un tas de menaces dont les plus emblématiques « Red Air ».
En terme de participants certaines éditions furent plus marquantes que d'autres. Ainsi celle de 1999 vit le déploiement de dix appareils de l'US Navy (F-14, F/A-18 , EA-6B) en provenance de l'USS John F Kennedy ! L'édition 2002 fut marquée par la présence de Saab 37 suédois. Enfin l'exercice 2010 dut être rapidement annulé, après que le volcan islandais Eyjafjallajökull, par la grâce d'un vent capricieux, ait dispersé au quatre coins de l'Europe ses cendres qui interdirent toute activité aérienne.
2015, un grand cru
Cette édition 2015, par ses participants, est une de celles qui marquera. En effet la tension liée à la crise ukrainienne ne cessant de grimper, les États-Unis comme ils le firent en 2004 dans le Pacifique, lancèrent au début de 2015 le programme TSP (Theater Security Package). Schématiquement, par le déploiement de forces (aériennes, maritimes, et terrestres), ce programme a pour but de réaffirmer la présence des États-Unis au sein de l'OTAN et sa détermination à rester aux côtés de ses alliés européens. C'était la première fois, dans le cadre de ce TSP, que des unités de l'Air National Guard (ANG) venaient en Europe.
Quand les Aigles attaquent !
Depuis des mois, l'internet bruissait de rumeurs sur la venue de CONUS (Continental United States) F-15. Rapidement il fut question de la garde de Floride. Mais jusqu'au dernier moment des doutes subsistaient concernant leur déploiement. Enfin le 31 mars, après 9 heures de vol en affrontant des conditions difficiles au dessus de l'Atlantique, les six premiers F-15C se posèrent en Hollande, rejoints le lendemain par six autres. Belle surprise, en cette occasion on découvrit que le détachement était composé pour moitié de machines de la garde de Floride (125th FW), et pour moitié de celle de l'Oregon (142nd FW). Ce détachement d'environ 200 hommes et douze chasseurs ne passant pas inaperçu, les jours précédents le lancement de Frisian Flag plusieurs hautes autorités de l'USAF et de l'USAFE vinrent rendre visite à ces américains dans la Frise. Ce gros dispositif permit de lancer quotidiennement entre six et huit Eagle dans chacun des deux tours de l'exercice.
Beaucoup d'autres
Mais ce Frisian Flag ne se limita pas à la seule présence américaine. Même si celle-ci vampirisa un peu l'attention, plusieurs autres forces aériennes participèrent à cet entraînement. Tout d'abord la KLu qui en plus de ses F-16 du 322 sqn, détacha six autres machines en provenance de la base de Volkel. L'Ejercito del Aire envoya des Hornet de l'Ala 12 de Torrejon. La Pologne fit le déplacement avec six Falcon de Lask. La Finlande participa avec ses F-18C. Et enfin la Luftwaffe déploya un gros contingent de dix Eurofighter du TLG31 de Nörvenich.
Tous ces avions permettant de lancer deux fois par jour de grosses COMAO de 32 à 38 appareils ! En général une dizaine de chasseurs de supériorité aérienne s’élançaient en premier (F-15, Eufies ou F-18C finlandais), leur but étant de jouer les méchants ou « Red Air », puis les chasseurs bombardiers décollaient protégés eux aussi par des chasseurs de supériorité aérienne, leur but étant d'atteindre leur objectif malgré les menaces aériennes. Ces missions incluaient un volet ravitaillement en vol, en profitant du « Tanker Meet » qui se déroulait en même temps à Eindhoven avec plusieurs ravitailleurs provenant de pays différents.
Tous ces avions permettant de lancer deux fois par jour de grosses COMAO de 32 à 38 appareils ! En général une dizaine de chasseurs de supériorité aérienne s’élançaient en premier (F-15, Eufies ou F-18C finlandais), leur but étant de jouer les méchants ou « Red Air », puis les chasseurs bombardiers décollaient protégés eux aussi par des chasseurs de supériorité aérienne, leur but étant d'atteindre leur objectif malgré les menaces aériennes. Ces missions incluaient un volet ravitaillement en vol, en profitant du « Tanker Meet » qui se déroulait en même temps à Eindhoven avec plusieurs ravitailleurs provenant de pays différents.
Pour tous les passionnés, cette édition 2015 restera exceptionnelle grâce à la présence de F-15 des garde de l'Oregon et de Floride. Des unités qu'il est extrêmement rare de voir en dehors de Portland ou Jacksonville, et encore plus rare de voir en Europe. Mais la présence des Eagle en Europe ne s'arrête pas là. Si l'ANG de Floride et d'Oregon continuèrent leur périple européen en montant en Norvège pour un nouvel exercice, la garde de Louisiane a rejoint l'Europe continentale et plus précisément la Bulgarie pour poursuivre ces déploiements dans le cadre du TSP.
F-16C Fighting Falcon / 4075
F-15C Eagle / 85-0096
EF-18A Hornet / 12-24 / C.15-66
F-15C Eagle / 84-0031
Eurofighter EF2000 / 30+94
EF-18B Hornet / 12-75 / CE.15-12
EF-18A Hornet / 12-50 / C.15-34
F-16A Fighting Falcon / J-508
F-15C / 85-0106
F-15D Eagle / 85-0132
F-16D Fighting Falcon / 4086
F-15C Eagle / 86-0161
F-16B Fighting Falcon / J-066
F-16C Fighting Falcon / 4071
F-16A Fighting Falcon / J-201
F-18C Hornet / HN-440
Learjet 36A / N116MA